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Guerres secrètes du FLN en France

Guerres secrètes du FLN en France

Emission du 01/04/2012

Guerres secrètes du FLN en France (Guerre d'Algérie, colonisation)

 

Durant les guerres secrètes du FLN en France et selon les sources, il y aurait eu :
4000 algériens tués par des compatriotes (entre militants MNA et FLN)
43 membres du FLN sont condamnés à mort, 25 seront exécutés
10 000 détenus algériens dans les prisons et les camps d'internements
11 700 arrestations d'octobre 1961
Entre 100 et 300 manifestants algériens tués la nuit du 17 octobre 1961

 http://www.youtube.com/watch?v=Q99aFdp9b4U

 

Des entretiens avec des acteurs et des témoins de l'époque ainsi que des archives inédites, permettent de comprendre l'action du Front de Libération Nationale algérien sur le sol français, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Des révélations, au détour de chaque témoignage, permettent d'ouvrir le débat. Parmi les intervenants figurent notamment Abdelahafid Cherrouk, commando FLN, condamné à mort en 1959, Ali Haroun, membre du Comité Fédéral de la Fédération du FLN (1958, 1962), Jacques Vergès, membre du collectif des avocats du FLN, Brahim Ould Hamou, militant du MNA puis du FLN, condamné à mort, Abdelkader Bakhouche, commando du FLN de 1957 à 1959.

 

À propos du documentaire '' Guerres secrètes du FLN en France '' (Audio) http://www.youtube.com/watch?v=V0z7Fz7QRFU

La critique TVde télérama du 24/03/2012

 

Entre le déclenchement de l'insurrection par le FLN, qui s'est autoproclamé « représentant unique et exclusif du peuple algérien » en novembre 1954, dans les Aurès, et l'ouverture d'un deuxième front en métropole, l'organisation va avoir à régler un problème de leadership. Enracinés dans les usines hexagonales, politiquement aguerris, les immigrés sont, lors dela Toussaint rouge, profondément attachés au vieux leader nationaliste Messali Hadj et son MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), mué en MNA (Mouvement national algérien) en 1954. La bataille fratricide pour le contrôle de la révolution algérienne et de l'immigration est engagée.

Peu ausculté par les films sur la guerre d'Algérie, cet épisode est ici finement, et lucidement, disséqué, dans toute sa violence. Aux euphémismes d'Ali Haroun (Fédération de France du FLN) - « Cela ne s'est pas fait autour d'un café » - répondent les souvenirs toujours troublés de Mohammed Harbi (historien, cadre du FLN) : « Je me sens coupable de la maltraitance subie par les Algériens sous l'autorité du FLN. » Mais l'intérêt du film est au-delà, qui explore la stratégie du FLN sur le sol français jusqu'à l'indépendance : des attentats à la bataille des idées pour se rallier l'opinion publique, en passant par le combat juridique. Et l'on reste glacé par les propos prémonitoires d'Harbi : « Je voulais que le FLN se comporte en organisation politique avec une adhésion volontaire. La direction était favorable à la contrainte. Sans doute peut-on y lire l'instauration d'une société aux moeurs policières. »

Marie Cailletet



09/04/2012
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